Environnement
Le projet d’interconnexion électrique entre l’Espagne et la France nécessite l’adoption d’une série de mesures préventives et correctrices afin de réduire au maximum les dommages environnementaux le long du tracé. De plus, la construction de la ligne permettra d’économiser l’émission de 2,3 millions de tonnes de CO2 par an grâce à une meilleure intégration des énergies renouvelables dans le réseau.
Pour définir le tracé de l’interconnexion, Inelfe s’est attaché à éloigner le plus possible la liaison souterraine des zones urbaines densément peuplées, ainsi que des espaces naturels protégés et des milieux forestiers. La nouvelle interconnexion longe dans la mesure du possible les principales infrastructures existantes (autoroute AP-7 et train à grande vitesse).
Pour réduire au maximum l’impact visuel et environnemental de la ligne, plusieurs forages dirigés seront réalisés, permettant de contourner les grands obstacles. Ainsi, la ligne passera sous les routes et les voies ferrées dans les zones impactées par le tracé. Ce système de forages permettra également de traverser les rivières sans porter atteinte aux cours d’eau et au niveau des eaux.
Inelfe s’est engagé à utiliser les chemins existants pour la construction de la ligne, et à les restaurer une fois les travaux terminés.
Espagne : afin de vérifier le respect des mesures adoptées dans la Déclaration d’Impact Environnemental (DIA en espagnol), un Programme de Surveillance Environnementale a été élaboré et une commission de suivi a été créée, qui regroupe le Département de l’Environnement et la Direction Générale de l’Énergie et des Mines de la Généralité de Catalogne. Le programme sert aussi à contrôler la restauration des zones affectées et la propreté des travaux.
France : A l’issue de la concertation réalisée avec les maires, associations et services de l’Etat sur le projet qui s’est clôturée le 22 mars 2010, Inelfe a pris une série d’engagements visant à limiter l’impact environnemental du projet. Depuis, un Comité de suivi se réunit plusieurs fois par an pour contrôler la mise en application de ces mesures, qui concernent principalement la préservation des cours d’eaux existants, l’intégration paysagère (notamment de la station de conversion de Baixas), et la remise en état des terrains par lesquels passe la ligne souterraine. Dans le cadre de la Déclaration d’Utilité Publique obtenue le 4 mai dernier, de nombreuses études environnementales ont été réalisées, notamment sur la zone humide du Tech (zone Natura 2000). Côté français, le projet d’interconnexion satisfait aux exigences de la Loi sur l’eau (autorisation préfectorale du 4 mai 2011).
- L’avancement du projet
- Les étapes administratives
- La construction
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